
Par Rita Wakim
Le Festival International de Jazz de Montréal célèbre cette année sa 45e édition, et c’est avec un concert électrisant des Violent Femmes que la soirée d’hier s’est inscrite parmi les moments forts de cet anniversaire musical. Au Théâtre Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le mythique groupe folk-punk américain a enflammé la scène devant un public en liesse et une salle comble.
Nés la même année que le festival, en 1980, les Violent Femmes ont livré un spectacle énergique, déjanté et profondément fidèle à leur esprit rebelle. Dès les premières notes de Blister in the Sun, le public s’est levé d’un seul bloc, chantant à l’unisson, porté par la nostalgie et l’énergie brute du groupe.
Sous un éclairage théâtral rouge et blanc, avec leur nom affiché en grand sur fond de rideaux plissés, Gordon Gano (voix et guitare) et Brian Ritchie (basse) ont captivé l’audience en enchaînant les titres cultes comme Add It Up et Kiss Off, mêlant instruments traditionnels et touches expérimentales. L’usage d’un xylophone, d’un saxophone, d’un accordéon et même d’un barbecue métallique pour les percussions a renforcé le caractère unique de la performance.
Le public montréalais, toutes générations confondues, s’est laissé emporter par l’ambiance festive et libre de ce concert rare. Une mer de téléphones levés capturait l’instant, tandis que l’énergie contagieuse du groupe semblait suspendre le temps dans l’enceinte prestigieuse du Wilfrid-Pelletier.
Ce concert des Violent Femmes a réaffirmé l’essence même du Festival de Jazz de Montréal : une rencontre entre les styles, les générations et les passions. En 45 éditions, le festival n’a jamais cessé de surprendre, d’oser et de faire vibrer la métropole — et hier soir, il a encore prouvé pourquoi il est l’un des plus grands festivals de musique au monde.
Up And Down Beirut



