أخبار عاجلة

51e État : Carney affirme avoir pris les menaces de Trump au sérieux

Dans la foulée d’un article du New York Times (NYT) affirmant que le gouvernement de Mark Carney s’était préparé au « risque extrême » d’une intervention militaire des États-Unis contre le Canada, le bureau du premier ministre ne nie pas les propos rapportés par le média américain, mais précise que ce n’était pas le scénario privilégié.

Le premier ministre Mark Carney a récemment donné une longue entrevue au quotidien new-yorkais sur les relations entre les deux pays. Il a notamment expliqué l’approche du Canada visant à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et révélé que les deux hommes se sont parlé fréquemment, même depuis l’échec des négociations commerciales le mois dernier, indique le NYT.

 

Interrogé sur le fait de savoir s’il prenait au sérieux les menaces de M. Trump de faire du Canada le 51e État américain, M. Carney a laissé entendre qu’il avait soigneusement examiné la possibilité d’une invasion militaire menée par les États-Unis, mais a refusé de discuter en détail de ce que cela impliquait, peut-on lire dans l’article du NYT publié mercredi soir.

 

Je pense que l’on a la responsabilité, dans ces fonctions, d’examiner les risques extrêmes, a déclaré M. Carney au quotidien américain. C’est tout simplement de la gestion de risque.

 

Ce n’est pas le scénario de référence, mais il serait irresponsable de ne pas se préparer.

Une citation de Mark Carney, cité par le New York Times

Questionné par Radio-Canada, le bureau de Mark Carney explique qu’il est de sa responsabilité en tant que premier ministre de faire évaluer tous les scénarios possibles et qu’il serait irresponsable de ne pas s’y préparer.

 

En janvier, le Globe & Mail avait déjà évoqué que les autorités canadiennes avaient discuté de la stratégie à adopter en cas d’attaque américaine. Il avait été convenu que la réponse la plus appropriée était de développer une forme de guérilla similaire à celle des moudjahidines afghans face à l’Union soviétique.

 

Expliquer la position canadienne aux Américains

Lors de l’entrevue avec le NYT, le premier ministre canadien a évoqué plusieurs dossiers à saveur économique et stratégique, comme la dépendance canadienne à l’égard du réseau satellitaire Starlink d’Elon Musk, et expliqué pourquoi il voulait approfondir les relations économiques avec la Chine dans les domaines autres que militaires.

 

M. Carney a aussi mentionné sa relation avec Donald Trump. De mon point de vue, nous entretenons une bonne relation dans le sens où nous pouvons décrocher le téléphone et discuter des problèmes ensemble […] Il est direct. Je suis direct quant à la position de chacun. C’est beaucoup plus efficace ainsi, et vous savez donc que cela existe et que cela continuera d’exister, écrit le New York Times en citant M. Carney.

 

Le président Trump a d’abord évoqué l’idée que le Canada devienne le 51e État américain (nouvelle fenêtre) en décembre 2024, alors que Justin Trudeau était encore premier ministre. Il a par la suite continué à utiliser cette formule et l’a même déclinée à d’autres pays ou territoire, comme le Venezuela ou le Groenland.

شاهد أيضاً

جزيرة إسكتلندية تستقبل أول مولود منذ 34 عاماً

شهدت جزيرة نورث رونالدساي النائية في اسكتلندا ولادة أول طفل على أراضيها منذ 34 عامًا، …