
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, assouplit sa position quant à l’implantation éventuelle de nouveaux centres de données dans sa province.
Il avait précédemment soutenu (nouvelle fenêtre) qu’il était prématuré d’aborder cette question avant l’achèvement de grands projets énergétiques, tels que le parc éolien extracôtier Wind West (nouvelle fenêtre).
Dans une déclaration publiée mercredi sur les réseaux sociaux, le premier ministre Houston indique que la situation a changé, et que les centres de données envisageant de s’implanter en Nouvelle-Écosse devraient contribuer à créer une demande ainsi que des occasions d’investissements dans les projets énergétiques.
Un campus de centres de données d’Amazon Web Services nommé «Us East 1», à Ashburn, en Virginie, aux États-Unis, le 20 octobre 2025.
Les centres de données, utilisés dans le domaine de l’intelligence artificielle et d’autres secteurs de haute technologie, sont des installations gigantesques qui nécessitent d’énormes quantités d’électricité pour faire fonctionner et refroidir les serveurs informatiques.
Tim Houston affirme que les centres de données sont en voie de devenir des éléments d’infrastructure essentiels et que le Canada ne peut pas compter sur d’autres pays pour stocker ses données.
Nous devrions construire cette capacité, de façon sécuritaire, ici, chez nous.
Cinq conditions pour les centres de données
Tim Houston affirme que d’être ouvert à la discussion
ne signifie pas donner le feu vert à n’importe quoi. Aux entreprises désireuses de construire un centre de données majeur
en Nouvelle-Écosse, il pose cinq conditions de départ
:
- Respecter ou surpasser les nouvelles normes (nouvelle fenêtre) du gouvernement Carney sur les centres de données.
Protéger notre eau et notre environnement, notamment grâce à des systèmes de refroidissement en circuit fermé et à des normes strictes en matière d’utilisation de l’eau, de bruit et d’émissions.
- Protéger les contribuables de la Nouvelle-Écosse.
Leurs besoins en électricité ne doivent pas entraîner une hausse des tarifs d’électricité pour les autres Néo-Écossais. Ils vont devoir payer pour les coûts qu’ils occasionnent et contribuer à créer un réseau plus solide et plus fiable. Leur présence ne doit pas avoir d’impacts négatifs sur les tarifs des autres consommateurs, ou bien aider à les faire diminuer.
- Générer des bienfaits importants et durables pour les Néo-Écossais.
Cela signifie des emplois, de la formation, des opportunités d’affaires localement et des bienfaits mutuels négociés avec la municipalité qui les héberge.
- Générer un
rendement financier direct
pour les Néo-Écossais, au-delà des impôts et des taxes habituelles.
Pour expliquer cette ouverture envers les centres de données, Tim Houston affirme que le débat autour de nous a changé très rapidement
.
Sans nommer quelque entreprise ou projet que ce soit, il soutient qu’il y a de l’intérêt
envers ceux-ci en Nouvelle-Écosse.
«Refroidissement en circuit fermé, plus de bruit et de pollution de l’air», lit-on sur la pancarte d’un citoyen opposé au projet de centre de données de Bell en Saskatchewan, qui a participait le 18 avril 2026 à un rassemblement devant la législature de la province, à Regina.
Trois raisons, dit-il, expliquent pourquoi ce débat aurait évolué. Il cite tout d’abord les principes de développement responsable des centres de données du Canada (nouvelle fenêtre)
annoncés il y a peu par le gouvernement fédéral.
Il évoque l’immense projet — qui vient de quadrupler de taille (nouvelle fenêtre) — de centres de données projeté près de Regina, en Saskatchewan, que le premier ministre Carney a annoncé la semaine dernière à Toronto lors de son Sommet canadien de l’investissement, auquel Tim Houston a assisté.
Enfin, écrit le premier ministre néo-écossais, l’incertitude entourant notre relation avec les États-Unis, les menaces croissantes de la part d’acteurs étrangers hostiles et les guerres à travers le monde nous rappellent que nos données sont importantes
.
Up And Down Beirut