Peut-être la plus importante ingérence du fédéral dans une campagne électorale québécoise depuis 1995, s’inquiète le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon

Le chef du Parti Québécois se dit préoccupé : il pourrait s’agir de la plus grande ingérence du gouvernement fédéral dans une campagne électorale québécoise depuis 1995, croit Paul St-Pierre Plamondon.

« Nous sommes peut-être devant la plus importante ingérence du gouvernement fédéral dans une campagne électorale québécoise depuis 1995 », a déclaré vendredi le chef péquiste.

Le leader souverainiste réagissait de nouveau aux déclarations du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.

Ce dernier a accusé le premier ministre canadien, Mark Carney, d’avoir voulu nuire à une éventuelle victoire du PQ en instrumentalisant la question de la langue française lors de l’échec des négociations commerciales avec les États-Unis en août dernier.

M. St-Pierre Plamondon se demande si M. Carney aurait volontairement fait dérailler ces négociations afin de freiner l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement péquiste. Il s’appuie notamment sur une enquête du New York Times.

Présence accrue du fédéral

À ces déclarations s’ajoutent, selon lui, plusieurs événements récents impliquant des ministres fédéraux qui témoigneraient d’une implication accrue d’Ottawa dans la campagne québécoise.

« Pendant huit ans, le gouvernement fédéral a refusé les 21 demandes de la CAQ. Puis, depuis quelques mois, Ottawa multiplie les annonces. On observe également une collaboration avec la CAQ lors de la tournée de Christine Fréchette aux États-Unis », a soutenu M. St-Pierre Plamondon.

« Il y a le dossier Churchill Falls, dans lequel Mark Carney est très impliqué. Il y a aussi cet organisme né au fédéral qui soutient la CAQ. On voit des annonces comme celles concernant la Davie, La Pocatière et d’autres projets qui arrivent, comme par hasard, en pleine campagne électorale. »

Le chef péquiste reconnaît qu’il ne s’agit pas d’une « preuve », mais estime que ces éléments justifient ses « inquiétudes ».

« Lorsqu’on en saura davantage sur la manière dont un organisme a été détourné par des personnes liées au Parti libéral du Canada pour organiser des événements de Christine Fréchette, on comprendra peut-être mieux ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Notre Bureau parlementaire révélait mercredi qu’un organisme voué à la promotion du fédéralisme au Québec bénéficie d’un soutien financier de la CAQ, qui lui a confié deux contrats liés à la campagne de Mme Fréchette.

En façade, Mission Leadership Québec se présente comme un organisme sans but lucratif politiquement neutre. Or, l’organisation sollicite des dons afin de « combler un vide » et de « faire contrepoids à la montée de l’indépendance du Québec à travers des alliances avec les autres partis ».

Le Parti Québécois demande maintenant au Directeur général des élections du Québec d’ouvrir une enquête sur cet organisme.

Fréchette voit les choses autrement

De son côté, la première ministre sortante affirme qu’il n’y a « absolument pas » d’ingérence d’Ottawa dans la campagne électorale.

« On fait des partenariats avec le fédéral quand c’est bon pour le Québec. C’est ce qu’on a fait. Nous, on ne va pas simplement chercher le trouble et la chicane à Ottawa comme le Parti Québécois », a-t-elle déclaré, soutenant que ces collaborations respectent les champs de compétence du Québec.

Mme Fréchette estime que ce partenariat « est essentiel » et affirme qu’elle entend « continuer de le faire ».

Le chef libéral est d’accord avec Mme Fréchette, ne voyant pas d’ingérence du fédéral.

« Pas du tout », a-t-il dit, en lien avec sa rencontre rassurante avec le premier ministre Mark Carney il y a quelques jours.

En ce qui a trait à l’organisation de Mission leadership Québec, M. Milliard soutient que St-Pierre Plamondon « a l’air d’y voir un complot ».

« Je ne sais pas si c’est un organisme qui est voué à faire la promotion du fédéralisme. Alors si madame Fréchette veut travailler sur sa fibre fédéraliste, j’imagine qu’elle a besoin d’aide comme ancienne attachée du PQ », a-t-il déclaré.

شاهد أيضاً

كندا تفقد 42 ألف وظيفة في أغسطس ومعدل البطالة يستقر عند 6.4%

فقد سوق العمل الكندي 42 ألف وظيفة في أغسطس 2026، بانخفاض نسبته 0.2% عن الشهر …