
« La capacité actuelle des centres d’hébergement d’urgence à Montréal est largement insuffisante », souligne le rapport annuel de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal rendu public lundi.
Les 60 centres d’hébergement recensés auprès de la Direction de la sécurité civile offrent 12 099 places, soit pour à peine 0,6 % de la population montréalaise.
C’est bien en deçà des recommandations du ministère de la Sécurité publique qui recommande une capacité entre 5 et 10 %.
Parmi les 60 centres, « 30 % ne disposent pas de génératrices ou de branchements requis pour en assurer l’utilisation, ce qui limite leur capacité à assurer une réponse adéquate en situation de sinistre », lit-on , De plus, 17 % n’ont ni douche ni toilettes.
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Pas de suivi centralisé
La Direction de la sécurité civile n’a pas de suivi centralisé en ce qui concerne la prévention, relève aussi le rapport.
Plus des deux tiers des aléas comme les tornades, les séismes et les pannes informatiques ne font l’objet d’aucune mesure documentée puisque la reddition de compte ne se concentre que sur les risques liés aux inondations.
Les lacunes relevées dans le rapport inquiètent l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal.
« Il y a des lacunes alors que les crises se multiplient à longueur d’année », a affirmé en entrevue Sylvain Ouellet, porte-parole de Projet de Montréal en matière d’eau et d’infrastructures.
Il souligne que soutenir la Direction de la sécurité civile est important, au même titre que les policiers et les pompiers.
Des inspections en retard
Dans son rapport de plus de 400 pages, la vérificatrice générale Andrée Cossette s’est aussi intéressée à la gestion des déchets et aux dépenses des élus.
Elle se penche aussi sur le rôle foncier, l’inventaire des immeubles qui permet d’établir les taxes foncières, principale source de revenus des municipalités.
Elle révèle que 29 % des immeubles n’ont pas été inspectés pour la mise à jour du rôle depuis plus de 15 ans, alors que la Loi sur la fiscalité municipale prévoit que les inspections doivent se faire tous les neuf ans.
Avec plus d’un demi-million d’immeubles sur l’île, il faudrait faire 57 200 inspections par année, mais la capacité annuelle est de 20 000 inspections par année.
Cela crée un déficit de plus de 37 000 inspections par année qui s’accumule d’un exercice à l’autre.
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